Comment est bloqué ou filtré Internet dans certains pays et quels moyens de contournement ?

Si Internet est souvent présenté comme virtuel, l’infrastructure par laquelle transitent les données est bien réelle. Internet est composé de dizaines de millions de serveurs, des milliers de Petabytes de données, de millions de réseaux interconnectés, de milliers de fibres optiques, tirées sur terre et dans les mers, et connectées les unes aux autres. Il est même qualifié par certains de 5ème pouvoir après ceux de l’exécutif, du législatif, du judiciaire et des médias. Ce pouvoir présente de très nombreux avantages à la portée de quiconque ayant accès à Internet. Son pouvoir et son influence sont illimités et dépassent toute frontière. Il a la capacité d’amplifier et d’accélérer la création et la propagation des crises. Il peut servir à influencer voir manipuler l’opinion public.

Le contrôle d’Internet est donc stratégique pour les Pouvoirs Publics. Ceux-ci lors d’élections ou lors d’évènements qui peuvent porter atteinte à la sécurité ou à l’ordre public des Etats, n’hésitent pas souvent à imposer un blackout total ou partiel d’Internet.

Quand il est partiel, ce blackout vise essentiellement certains médias sociaux tels que WhatsApp, Viber, Facebok, Twitter, Skype, etc..

L’initiative « Access Now », dont le but est de défendre l’accès sécurisé à tous à Internet, a relevé en 2015, 15 interruptions totales ou partielles d’internet à l’initiative des pouvoirs publics dans le monde. Il s’agit de : RD Congo, Niger, Togo, Yémen, Algérie, Irak, Turquie, RD Corée, Brésil, Congo-Brazzaville, Inde, Equateur, Malaisie, Burundi, Nauru.

Depuis le début de l’année 2016, ils ont enregistré ce type de pratique dans les pays suivants : Malaisie, Tchad, Ouganda, Inde, Syrie, Ethiopie, Pakistan, Brésil, Irak, RD Corée, Vietnam, Algérie, Inde, Bahreïn, Turquie, Mali, Zambie, et Gabon

Les raisons avancées sont souvent les mêmes, pour les élections par exemple, c’est pour éviter la publication illégale des résultats. Ils veulent avoir la maitrise des résultats et la proclamation de ceux-ci et éviter des fuites ou des proclamations anticipées.

Les raisons peuvent être aussi sociales, dans le cas de l’Ethiopie, l’accès aux réseaux sociaux a été interrompu pour éviter des fuites et la propagation des épreuves d’examens à travers les réseaux sociaux. En Inde, Internet a été coupé en 2015 dans certains districts du Cachemire à l’issue des violences entre les populations et les forces de l’ordre. Il s’agissait d’éviter la propagation de rumeurs ou d’informations qui aurait pu accroître les tensions entre les populations et les forces de l’ordre.

Pour se protéger contre l’invasion de l’ISIS, l’Irak a du bloquer Internet dans certaines parties de son territoire pour ne pas fournir à ISIS un canal de communications.

Nous pouvons aussi avoir des raisons économiques, certains opérateurs de télécommunication qui n’ont pas vu venir l’explosion des médias sociaux et des logiciels VoIP, peuvent être tentés de faire bloquer ces applications afin de maintenir leur revenue financier.

A côté de ces blocages d’Internet, il existe également une forme de filtrage institutionnelle d’Internet dans certains pays. L’exemple de l’Arabie-Saoudite où tous les contenus pornographiques sont bloqués et vous avez une notification explicite quand vous essayez d’accéder à ce type de site. Dans d’autres pays ce n’est pas toujours le cas, le filtrage agit de manière silencieuse et vous avez un message du genre « Page non trouvée ».

Le filtrage du contenu Internet n’est pas l’apanage de certains pays, il existe également dans les pays dits développés qui font voter des lois pour bloquer par exemple des sites vantant l’apologie du terrorisme.

Pour plus d’informations, il existe une initiative OpenNet (http://opennet.net ) qui teste les accès Internet à partir des divers pays pour vérifier l’état de blocage d’Internet rend public les filtrages existants

Les environnements qui vont faciliter le blackout

Les environnements qui vont faciliter le blackout d’Internet sur décision des Pouvoirs Publics sont les suivants :

  • Un nombreux réduit de fournisseurs d’accès à INTERNET
  • Le contrôle par les pouvoirs publics des principales fibres optiques qui relient les principales villes et qui connectent le pays au réseau mondial.
  • Les Pouvoirs Publics actionnaire des fournisseurs d’accès à Internet
  • Très peu d’interconnexions avec les pays voisins

Comment les fournisseurs bloquent Internet?

Très souvent ça commence par une note des pouvoirs publics adressés à l’ensemble des fournisseurs d’accès Internet leur ordonnant la fermeture partielle ou totale d’Internet ou d’un service Internet.

Pour ce qui est du blackout partiel

Les fournisseurs d’accès à Internet font du monitoring du trafic Internet pour des raisons de facturation, de suivi de la qualité de service. Ceux-ci ont accès à l’ensemble des adresses IP de destination et même au contenu du trafic quand ceux-ci ne sont pas chiffrés.

Pour la plupart ils disposent des outils de sécurité de type UTM (Unified threat management) pour protéger leur réseau. Ces outils disposent de fonctionnalités de filtrage d’URL avec des Blacklists des noms de domaines ou IP interdits. Ces solutions ont la capacité à partir de l’entête de la requête de savoir quel type de contenu est demandé par l’utilisateur. Est-ce du contenu pour adulte, est-ce du réseau social, etc… Ils peuvent aussi bloquer les paquets sur la base de mots clés prédéfinis ou des ports IP définis utilisés par les services Internet qu’on souhaite bloquer

Pour ce qui est du blackout total

L’interconnexion des fournisseurs d’accès à Internet aux fournisseurs s’appuie sur des routeurs BGP.

Pour définir simplement un routeur, on peut dire que c’est un matériel ou un logiciel qui relie des réseaux et achemine les informations d’un émetteur X vers un destinataire Y selon une route préalablement définie, ou dynamiquement définie.

Le BGP quant à lui, (Border Gateway Protocol) est le protocole standard de l’Internet pour les interconnexions entre opérateurs.

Pour les opérateurs de télécommunication ou les fournisseurs d’accès à Internet,  interrompre Internet consiste à soit :

  • Cesser d’annoncer les adresses IP publics gérés par le fournisseur
  • Effacer les routes BGP des routeurs qui communiquent avec l’extérieur
  • Désactiver les interfaces de communication des routeurs qui se connectent au réseau mondial
  • Mettre en arrêt les serveurs DNS racines du pays.

Cas spécifique des pays d’Afrique

Pour la majorité des pays Africains, le développement des contenus locaux est encore embryonnaire, les infrastructures numériques sont très peu développées (Datacenters, de serveurs d’hébergement, des caches locaux, des DNS etc…. ). Du coup, pour accéder au contenu de l’internet se trouvant en Europe, Asie, Amérique ils doivent empreinte la seule ou dans le meilleur des cas les deux seules fibres sous-marine reliant le pays à l’Internet mondial. Dans ce cas, créer un blackout dans le pays ne demande aucune ingéniosité. Les pouvoirs publics coupent simplement l’alimentation dans la salle technique hébergeant l’arrivée de la fibre Internationale ou au mieux encore la débranche uniquement.

Quelles solutions de contournement en cas de Blackout d’Internet?

Il existe plusieurs solutions pour contourner le blocage d’Internet

Pour contourner le filtrage des URL ou le blocage de l’accès à certains sites web

Des tunnels VPN et des proxy

Aujourd’hui pas besoin d’un équipement ou d’un logiciel spécifique pour monter un VPN, il existe de nombreux services VPN qui sous forme d’extension s’installent directement sur le navigateur Internet et qui permettent de surfer anonymement sur Internet, de chiffrer le contenu du trafic Internet échangé, d’accéder sur des sites Internet interdits, de choisir sa localisation. Le réseau du fournisseur de service joue le rôle de proxy et se charge de relayer les requêtes.

Il y en a aujourd’hui des dizaines qui naissent chaque semaine, ce qui rend la taches des administrateurs sécurité encore plus compliquer pour les bloquer : Dot VPN, BrowSec, ZenMate, Hola Engine, Gom Web, TunnelBear. Certains sont gratuits, d’autres proposent des options payantes pour par exemple personnaliser sa localisation (geo-switching). Intéressant par exemple si on souhaite accéder à du contenu qui n’est accessible qu’à partir d’un pays, exemple très souvent des programmes TV qui pour des raisons de droits de diffusion sont restreints sur des zones géographiques.

Des dangers quand même à souligner dans l’utilisation de ce type de solution. Tout votre trafic étant déchiffré chez le fournisseur de solution, celui-ci a tout votre trafic en clair et peut donc s’il le souhaite revendre votre identité et vos données. C’est également une porte ouverte pour des attaques, pour des installations d’autres programmes malicieux. Il faut faire très attention lors du choix de son fournisseur de service et éviter les solutions gratuites, car comme vous le savez, il n’y a rien de gratuit ou encore « There Is No Free Lunch ». On dirait aussi, lorsque c’est gratuit pour vous, alors c’est vous la marchandise.

On peut également demander à un copain résident dans un autre pays de monter un serveur VPN sur lequel on va se connecter et ensuite de ce VPN accéder aux sites web souhaités

Les outils de Translation

On peut utiliser les outils de translation comme Google Translation. C’est le service de translation qui va servir de proxy pour vous et accéder au site web. Les sites web de translation ne sont pas très souvent bloqués.

Exemple de mon blog ci-dessous

Des liaisons satellitaires

Si on est prévoyant, on peut mettre en place une infrastructure de secours qui se connectera à Internet via satellite. Cela requiert un équipement spécial et coûteux. Il existe de nombreux fournisseurs d’accès à Internet via Satellite. Plusieurs entreprises offrent ce type de services, telles que HughesNet, Exede Internet, DishNet, GlobalTT, WafaNet.

Au Congo-Brazzaville un mois avant le referendum de Novembre 2015 et un mois avant les élections présidentiel de Mars 2016 beaucoup de personnes se sont muni des téléphones TURAYA (Téléphone Satellitaire). Avec ces téléphones ils pouvaient continuer à communiquer et donc pouvoir accéder a Internet lorsque le pays a connu ses blackouts.

 

 

 

Revenir au bon vieux modem

Via une ligne téléphonique, on peut encore appeler un numéro de téléphone et accéder à Internet via RTC.

Dans le cas de l’Egypte des activistes du FDN ont fait la collecte de vieux modems et mis en place des serveurs d’accès distants. Un message disponible sur leur blog :

« This way, anyone in Egypt who has access to a analog phone line and can call France is able to connect to the network using the following number: +33 1 72 89 01 50 (login: toto, password: toto) »

Attention à la facture téléphonique.

Utiliser le réseau privé de son entreprise

Si on fait parti des privilégiés qui travaillent pour des multinationales qui ont leur propre réseau privé, on peut s’appuyer sur celui-ci pour continuer à avoir accès à Internet

Une initiative citoyenne pour créer un réseau Wifi unique et ouvert

Chaque utilisateur va activer ses équipements réseaux et en faire des points d’accès Wifi et faire propager un réseau wifi unique et ouvert à tous. Facile à dire, l’Organisation ? Les DNS ?

Des services vocaux accessibles par téléphone

Exemple de l’Egypte pour lequel Google a mis en place un service baptisé : « Speak To Tweet » qui permet de “tweeter” par téléphone, remplaçant ainsi le passage par un ordinateur relié à internet. A l’aide d’un téléphone, en composant le +1 650 419 4196 ou le +39 06 62 20 72 94 ou le +97 316 199 855, on accède à une messagerie vocale. Après avoir laissé son message, celui ci est retranscrit sur Tweeter, précédé du #egypt et facilement identifiable.

Mais cette méthode est aussi facilement blocable par les pouvoirs publics. Il suffit que ces derniers demandent aux opérateurs de couper tout signal téléphonique.

En conclusion

La clé pour se prémunir d’un blackout d’Internet est évidement de se préparer et d’avoir des alternatives prêtes.

Il est également essentiel d’encourager une décentralisation des services Internet avec de nombreux acteurs privés et la non mainmise des pouvoirs publics. Plus il y aura de fournisseurs d’accès à Internet et plus il y aura des liens de connexion soit vers la fibre marine ou vers les pays voisins et moins l’impact sera grand.

Sources

http://www.investintech.com/articles/theworldsocialnetworkingbanrace/

https://www.hotspotshield.com/fr/

https://www.tunnelbear.com/

http://research.dyn.com/2012/11/could-it-happen-in-your-countr/

https://opennet.net/

https://www.accessnow.org/keepiton/

http://blog.fdn.fr/?post/2011/01/28/Censure-de-l-internet-en-%C3%89gypte-:-une-humble-action-de-FDN

https://twitter.com/speak2tweet

Les enjeux d’un plan national « Très Haut Débit »

L’accès à internet est de nos jours indispensable autant pour les entreprises et les services publics que pour tous les citoyens. Mais il ne suffit plus seulement d’être connecté à Internet, les usages ont évolué et sont de plus en plus gourmands en terme de débit. Le débit joue un rôle essentiel. Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne, des inégalités existent, des déserts numériques sont présents.

Image : La carte mondiale de la moyenne des débits enregistrés à la fin Q1-2016 par AKAMAI (source : www.akamai.com)

Un accès à Internet est considéré à « très haut débit » dès que le débit est supérieur à 30 Mbps. Le terme de débit désigne la quantité d’informations qu’un réseau permet de transférer en un temps donné. Plus le débit est élevé, plus la vitesse de téléchargement des données (documents, vidéos, musiques, etc.) est rapide.

Pour les réseaux mobiles, les normes de type 4/5G sont considérées comme faisant partie des accès très haut débit.

Les réseaux « Très Haut débit » s’appuient essentiellement sur de la Fibre optique. Celle-ci, déployée au plus près des utilisateurs, apporte le très haut débit nécessaire aux nouveaux usages, à la multiplication des utilisations simultanées en un même lieu et à l’augmentation du nombre d’équipements connectés (objets multimédia et autres machines « intelligentes » : appareils ménagers, capteurs, télévisions connectées, etc.). On parle de FTTx (fiber to the ..) avec les différentes variantes :

  • FttH pour « Fiber to the Home », qui correspond au déploiement de la fibre optique depuis le nœud de raccordement optique (lieu d’implantation des équipements de transmission de l’opérateur) jusque dans les logements ou locaux à usage professionnel. Le FttH permet donc de bénéficier de tous les avantages techniques de la fibre sur l’intégralité du réseau jusqu’à l’abonné. Il se distingue d’autres types de déploiement qui combinent l’utilisation de la fibre optique avec des réseaux en câble ou en cuivre.
  • FttB pour « Fiber to the Building », qui correspond au déploiement de la fibre jusqu’au pied de l’immeuble. Pour les derniers mètres jusqu’à l’abonné, on utilise la paire de cuivre téléphonique, ou le réseau de télévision par câble
  • Le FttO pour « Fiber to the Office », l’équivalent du FttH pour les entreprises
  • FttN : Fiber To The Neighbourhood (Fibre jusqu’au quartier)
  • FttC : Fiber To The Curb (Fibre jusqu’au trottoir)
  • FttN : Fiber To The Node (Fibre jusqu’au répartiteur)

La mise en place du très haut débit au vu de l’impact socio-économique que celui-ci engendre devient un enjeu majeur des pays pour la compétitivité de leur économie.

L’impact socio-économique du « Très haut débit »

Plusieurs études distinctes ont été menées pour étudier l’impact socio-économique des réseaux Haut débit sur l’environnement socio-économique d’un pays.

On peut citer :

  • L’étude de la Commission Européenne « SOCIO–ECONOMIC BENEFITS OF HIGH SPEED BROADBAND », publiée en 2015
  • L’étude de l’Union Internationale des Télécommunications « impact of broadband on the economy » en 2012
  • L’étude conjointe Ericsson, Arthur D. Little et l’Université de Technologie de Chalmers en Suède : « Socioeconomic effects of broadband speed »

Les résultats de ces études ont un point en commun, la disponibilité et les débits des réseaux Haut débit deviennent une clé essentielle pour le développement socio-économique d’un pays.

Résultats de l’étude « Ericsson, Arthur D. Little et l’Université de Technologie de Chalmers »

Sur le plan macro-économique nous avons les résultats suivants :

  • Doubler le débit d’un réseau haut débit a pour conséquence l’augmentation de 0,3% du PIB d’un pays
  • Pour tous les 1 000 utilisateurs du haut débit supplémentaires, nous avons environ 80 nouveaux emplois créés
  • Les avantages d’un réseau haut débit peuvent être classés comme suit :
    • Les effets économiques qui comprennent l’innovation et la productivité des entreprises
    • Les effets sociaux, qui comprennent un meilleur accès au service et l’amélioration des soins de santé
    • Les effets sur l’environnement, avec une consommation d’énergie moindre

L’analyse micro-économique a donné les résultats suivants :

  • Dans les pays de l’OCDE, gagner 4Mbps de débit a pour conséquence l’augmentation des revenus des ménages de 2 100 USD par an
  • Dans les pays BIC (Brésil, Inde, Chine), l’introduction dans les ménages d’une connexion d’un débit de 0,5 Mbps suffit pour augmenter le revenu de ceux-ci de 800 USD par an
  • Dans les pays de l’OCDE, la mise à niveau de débit de 0,5 Mbps à 4 Mbps accroît le revenu d’un ménage d’environ 322 USD par mois
  • Dans les pays BIC, la mise à niveau de 0,5 à 4 Mbps accroît le revenu de 46 USD par mois

Le lien entre cette augmentation de revenu et l’augmentation des débits Internet se justifie par le fait que :

  • Une réseau haut débit plus rapide augmente la productivité personnelle et apporte de la flexibilité dans le travail.
  • Un débit plus élevé ouvre aussi des possibilités pour du travail à domicile
  • Un débit plus élevé permet aux gens d’être mieux informés, mieux éduqués et socialement et culturellement enrichi

La map ci-dessous réalisée par les chercheurs de cette étude résume l’impact socio-économique du très haut débit

Source : Arthur D. Little analysis

Les modèles de stratégie de mise en œuvre du Très Haut débit

Au vu de l’impact du très haut débit internet sur l’environnement socio-économique d’un pays, les investissements dans ce secteur deviennent donc stratégiques. Ceux-ci ne doivent pas être exclusivement dans les mains du secteur public ou inversement du secteur privé. Une coopération entre les pouvoirs Publics et les investisseurs privés est indispensable pour atteindre les objectifs.

ADL identifie 5 modèles de stratégie de mise en œuvre du très haut débit, chacun avec ses avantages et ses inconvénients. Sur les 5 modèles, il faut retenir que 3 marchent relativement bien s’ils sont bien appliqués. En général des investissements privés avec un support des pouvoirs publics sont un gage de succès dans la plupart des pays. Les pouvoirs publics doivent mettre en place pour protéger l’intérêt général, un cadre de régulation ou règlementaire stricte.

L’analyse des 5 modèles de stratégie proposé par ADL (Arthur D. Little )

Cette analyse est résumée dans le tableau ci-dessous.

Modèles de stratégie Vitesse de déploiement Efficience du déploiement (pour éviter des duplications) Répartition de la Couverture (pour éviter des déserts numériques) Proportion de financements publics
Investissements privés dans un environnement dérégulé

Les Pouvoirs Publics délèguent à une entité et lui apportent un support

Investissements privés avec un support limité des Pouvoirs Publics

Les pouvoirs Publics contrôlent la fibre

Investissements privés dans un environnement à forte régulation

 : Les meilleurs résultats

 : Les pires résultats

Ce tableau nous interpelle et nous pouvons apporter les commentaires suivants :

Investissements privés dans un environnement dérégulé :

Nous avons une facilité de mise en œuvre et très peu d’argent public impliqué, par contre la couverture nationale n’est pas assurée. Il y a des risques de déserts numériques. La mise en œuvre n’est pas efficiente, il y a des risques de duplication d’infrastructures, très peu de mutualisation

Les Pouvoirs Publics délèguent à une entité et lui apportent un support

On a l’assurance d’avoir une couverture fibre étendue. Comme nous avons un seul acteur, il n’y a pas de concurrence. Pas de concurrence, pas de stimulation et très peu de développement de services

Investissements privés avec un support limité des Pouvoirs Publics

L’impact socio-économique est maximisé. L’utilisation de l’argent public est plus efficiente. Il y a une compétition saine entre les différents acteurs privés qui sont obligés de coopérer et de se concurrencer en même temps. On observe une explosion de services disponibles

Les pouvoirs Publics contrôlent la fibre

On a l’assurance qu’il n’y aura pas de régions oubliées ou de désert numérique. Par contre la mise en œuvre de la fibre risque trainer à cause de la légendaire lenteur administrative. Pas de concurrence, pas de stimulation, donc très peu de services développés

Investissements privés dans un environnement à forte régulation

Pas d’argent public impliqué, par contre la mise en œuvre de la fibre est très lente à cause de lenteurs générées par la régulation

Quel modèle choisir ?

Il n’existe pas de modèle parfait, Chaque pays présente des facteurs différents qui nécessitent une solution particulière pour optimiser les investissements et atteindre les objectifs. Les facteurs peuvent être démographique, le niveau d’avancé technologique, la concurrence existante, les régulations en place et leur niveau d’intensité, le niveau d’implication des Pouvoirs Publics dans les investissements de ce type.

Les pays très souvent utilisent des modèles hybrides. Pour les zones urbaines à fort potentiel commercial, on peut avoir un modèle de type « Investissements privés avec un support limité des Pouvoirs Publics » et dans les zones rurales, on partira vers un modèle de type « Les Pouvoirs Publics délèguent à une entité », par exemple une collectivité et lui apportent un support

Les régulateurs doivent fixer, les standards à appliquer en termes de qualité de services, les zones de couvertures, les débits

Dans les cas où les pouvoirs publics apportent leur soutien, dans ce cas les Pouvoirs publics doivent clairement fixer des objectifs et effectuer un contrôle des résultats atteints.

Il est plus intéressant d’avoir la compétition au niveau des services qu’au niveau des infrastructures passives, car ceux-ci peuvent être mutualisé et nécessitent un investissement très lourd notamment en génie civil (plus de 80% des investissements).

Quelques clés pour le succès

  • La mise en place par les Pouvoirs Publics d’un plan « Très haut débit numérique » avec la vision, des objectifs définis, la durée, les moyens, les indicateurs de succès, et le modèle d’implémentation
  • La mise en place des régulations nationales concernant le Haut débit (les standards à appliquer, les règles de concurrence, etc..)
  • Des ressources financières importantes pour supporter les différentes initiatives
  • Un accès équitable et non discriminatoire aux opérateurs avec de préférence une infrastructure passive et technologiquement neutre.
  • Lorsqu’il y a aide des Pouvoirs Publics à un opérateur privé, obligation de libre accès pour les autres opérateurs sur les fibres, fourreaux ou armoires de rue
  • Des déploiements cohérents, de façon à éviter des surinvestissements sur certains territoires et des sous-investissements dans d’autres
    • Obligation donc aux opérateurs de publier chaque année des cartes de couverture du territoire à l’attention du public, des concurrents, des collectivités et des Pouvoirs Publics.
    • Un portail web unique animé par le régulateur national sous forme de Système d’Informations Géographiques avec l’ensemble des données sur les emplacements des réseaux fibres existants, les points de mutualisation, les répartiteurs, les sous répartiteurs, les locaux techniques, les fourreaux existants, les réseaux de génie civil…
  • La coopération entre les acteurs privés, les collectivités municipales, les pouvoirs publics
  • Une stimulation de la demande en « Très haut débit », en obligeant par exemple tous les ministères, les agences publiques, les universités à se connecter
  • Des facilités fiscales pours les investisseurs privés qui développeraient des services
  • La mutualisation entre opérateurs de réseaux en fibre optique. Pour l’exemple d’un immeuble d’habitations, obligation d’ouvrir son réseau aux autres opérateurs afin que ces derniers puissent proposer leurs services aux résidents de l’immeuble. Cette mutualisation a pour objectif de minimiser les travaux et nuisances dans l’immeuble, et d’assurer aux résidents le libre choix de leur offre commerciale.
  • Une mise à jour des lois et règlements concernant l’urbanisme et l’habitat, en obligeant le prééquipement en fibre des maisons et immeubles neufs

Source

http://www.gouvernement.fr/action/le-plan-france-tres-haut-debit

http://www.francethd.fr/le-tres-haut-debit/les-usages-du-tres-haut-debit.html

http://www.adlittle.com : National Fibre Strategies

http://www.ftthcouncil.eu/resources/key-publications

http://www.francethd.fr/

www.bmwi.de : The Federal Government’s Broadband Strategy

https://www.itu.int/ : impact of broadband on the economy

https://www.ericsson.com : SOCIOECONOMIC EFFECTS OF BROADBAND SPEED

https://www.fcc.gov/general/national-broadband-plan

Quelques idées pour une stratégie e-Gov

Pour soutenir et assurer le développement économique durable d’un pays, les gouvernements ne peuvent pas faire abstraction des évolutions actuelles des technologies du numérique, les réseaux fibre haut débit, la 4/5G, le 3D printing, le Cloud Computing, la mobilité, le big Data,  l’Internet of Things , etc… Au contraire, ils doivent s’appuyer dessus. Le concept de e-governement prend ici toute son importance et celui-ci a déjà plusieurs années d’existence. L’e-Gov doit devenir une préoccupation essentielle non pas seulement des gouvernements des pays développés, mais aussi des pays en voie développement.  Il est important de souligner que de nombreux pays en voie de développement sont bien avancés dans cette initiative.  Je souhaite dans cet article partager quelques idées qui pourraient enrichir une stratégie e-Gov. 

L’e-Gov désigne l’utilisation des technologies de l’information et de la communication par les administrations publiques visant à rendre les services publics plus accessibles à leurs usagers et à améliorer leur fonctionnement interne.

Il ne s’agit pas seulement de mettre en place des portails web gouvernementaux pour accéder aux différents services administratifs, mais de revoir l’ensemble des processus administratifs,  de procéder à la digitalisation de ceux-ci, et de mettre en place les interactions (numériques) entre ces différents processus.

Une stratégie e-Gov a généralement des objectifs axés sur trois principaux points.

Les objectifs d’une stratégie e-Gov

La digitalisation des processus administratifs

  • La mise en ligne des services administratifs au profit des citoyens, des entreprises
  • L’automatisation des processus qui engendre la réduction de la corruption, la transparence et in fine la bonne gouvernance
  • La réduction des coûts de traitement de l’information pour les services administratifs

Des services orientés vers les citoyens

  • L’amélioration de la qualité des services par la réduction des temps de traitement
  • La participation active des citoyens aux décisions et actes de leur pays
  • Un canal de communication des gouvernements à destination des citoyens
  • La prise en compte de la protection de la vie privée

La connexion des différents entités publiques (les administrations) et privées (les entreprises)

  • La promotion de l’interaction et du travail collaboratif entre les différents services administratifs
  • L’amélioration de l’interaction et du travail collaboratif entre les différentes administrations et les entreprises

Quelques principes à prendre en compte dans une stratégie e-Gov

  1. L’open Source

Par le fait que les solutions Open source ont peu ou pas de coûts de licences ou de maintenance

Les codes sont ouverts, permettant une amélioration continue des solutions en toute indépendance vis-à-vis d’un quelconque éditeur.

On ne se limite pas uniquement aux systèmes d’exploitation (nous avons tous en idée les serveurs Linux), l’offre open source est riche et variés dans le BIG Data avec   Hadoop par exemple, dans les bases de données avec du PostgreSQL, du MySQL,  MongoDB, Cassandra, dans le  cloud Computing avec OpenStack, dans le matériel avec Open Compute.

L’offre Open-Source pourrait faire l’objet d’un article à elle toute seule.

  1. Des API ouverts

Pour permettre une communication entre les différents processus administratifs, l’exigence d’avoir dans tous les systèmes qui sont développés des interfaces de communication (API) ouverts qui vont permettre à différents processus ou systèmes d’échanger des informations.  Ces API ouverts vont permettre le développement de web services, qui faciliteront des échanges de données entre par exemple l’administration fiscale et l’administration foncière ou le registre de l’Etat Cicil.  Les standards web services de type SOAP ou REST à prendre en compte.

  1. Les opportunités du Cloud Public

En tenant compte de la sensibilité des services ou des informations traitées par les processus, l’option Cloud Public est à considérer.  Une analyse de risque permettra  de définir si le service est éligible ou pas à être hébergé dans un Cloud Public. Juste en rappel quelques atouts du Cloud Computing :

  • Investissement initial faible : pas de serveur ni de logiciel à installer, pas de réseau à étendre, pas de formation exploitant à acquérir.
  • Réduction des délais de déploiement : économies de temps dans les phases de paramétrage (pré-packagé) ; intégration technique facilitée par la mise à disposition des ressources matérielles et humaines ; mises en place progressives (par module fonctionnel) facilitée par le modèle SaaS
  • Impact financier : le Cloud Computing est une charge de fonctionnement et non de l’immobilisation
  • Meilleure maîtrise des coûts : maintenance intégrée au modèle locatif ; mises à jour de version transparentes (incluses dans l’abonnement) ; support optimisé pour l’éditeur/la SSII qui peut accéder en ligne à l’application défectueuse
  • Implication plus forte et permanente de l’éditeur/du prestataire : tenu par des engagements de qualité, de disponibilité, de sécurité, d’évolutivité du produit dans le temps ;
  • L’allocation dynamique de capacité, permettant en particulier de s’adapter aux pics de charge.
  1. 3A (Anywhere, Anytime and Any device)

La domination du monde PC par rapport au monde du mobile est derrière nous. Depuis 2014, le nombre d’utilisateurs se connectant à Internet en utilisant un terminal mobile a dépassé le nombre d’utilisateurs se connectant avec un poste de travail fixe.  L’activité Internet à partir des mobiles est de plus de 60%. Le marché du mobile est en croissance alors que celui du PC est en décroissance. Toute stratégie e-gov doit tenir compte de cette donne, comment faciliter l’accès aux services et applications depuis n’importe quel terminal mobile. 

Il est donc essentiel que toutes les applications soient développées pour un usage web et mobile en priorité, donc responsive design.  Le Responsive design est une approche qui vise à l’élaboration de sites web offrant une expérience de lecture et de navigation optimales pour l’utilisateur quelle que soit son terminal (smartphones, tablettes, Desktop,  Laptop, etc..).  

Les clients lourds, les pluggins du type Flash, Java, Silverlight, ActiveX sont à proscrire.

Les développements d’application doivent se faire en HTML5 dont les spécifications ont été finalisées le 28 Octobre 2014.  Cette nouvelle mouture permet non seulement de mieux intégrer des fonctionnalités interactives mais aussi de proposer des contenus plus riches sans avoir systématiquement recours aux plugins cités avant.

  1. Des standards et « Best practices » communs

Il est également essentiel de pouvoir parler le même langage pour pouvoir mieux communiquer entre administrations.  Pour cela donc il est recommandable d’utiliser les mêmes standard ou  les mêmes « best practices »

Que se soit pour la gestion des services IT avec le standard ITIL, la gouvernance des systèmes d’Information avec COBIT, la gestion des projets avec PMI ou Prince2, la sécurité avec ISO/IEC 27002:2013, le développement des applications avec des standards ISO 9000 et des approches agiles comme SCRUM

  1. La Sécurité par design

En portant les services administratifs sur Internet, on s’expose à des cyber attaques qui peuvent paralyser tout un pays. Au vu de ces attaques de plus en plus sophistiquées, toutes les applications ou tous les services devront par design incorporer les 5 principes de la sécurité à savoir :

La confidentialité : Le but est de s’assurer que seul la personne qui est récipiendaire du message pourra lire le message et ainsi donc on assure la protection de la vie privée des citoyens.

L’intégrité : Le but est de s’assurer que le message envoyé n’a pas été altéré de manière volontaire ou involontaire par des personnes non autorisées.

La disponibilité : L’objectif de la disponibilité est de garantir l’accès aux services en tout temps et tout lieu

La non-répudiation : Ceci est la garantie qu’aucune des deux parties dans le cadre d’un échange ne pourra assuré ne pas être l’auteur du message.

L’authentification : L’assurance que chaque personne faisant parti de l’échange est bien celui qu’il prétend être.

  1. Les achats groupés

Privilégier les achats groupés de matériels et de logiciels pour bénéficier de l’effet volume et donc de prix plus attractifs.  

Le coût d’achat  effectué de manière autonome pour l’acquisition de  postes de travail par exemple  pour une dizaine d’administrations   reviendra plus cher que si  un achat unique et groupé  est effectué.  Et au final c’est le même budget étatique qui est grevé.  Une centrale d’achat à mettre en place. Ca ne va forcement faire plaisir à certains acheteurs qui devront déléguer leur responsabilités

  1. La mutualisation des services, des moyens techniques et humains

Pour le budget de l’Etat,  il n’est pas toujours opportun de voir chaque administration monter et financer son propre projet pour la mise en place d’une application ou d’un service. Les besoins sont très souvent identiques d’une administration à une autre. Le même système de gestion des ressources humaines ou de gestion budgétaire peut être utilisé d’une administration à une autre. Pourquoi recréer la roue si elle existe déjà. Il faut savoir réutiliser les éléments ou composants déjà développés.

Il en est de même pour les centres de données ou les Datacenters. Quel gâchis de voir chaque administration développer son propre Datacenter (ou salle serveurs) alors qu’au niveau gouvernemental, des Datacenters étatiques géré par une équipe unique permettraient non seulement de faire des économies sur le plan des investissements ou des frais de fonctionnement, sur les moyens humains également. On pourrait aboutir à ce que certains ont nommé des Clouds Souverains ou Gouvernementaux.

Les facteurs clés de succès

Pour la réussite d’une telle démarche certains points sont à prendre compte :

  • Un engagement et un soutien au plus haut niveau de l’Etat, responsables politiques, dirigeants
  • La compréhension des hauts responsables des effets de la réforme, de leurs risques et leurs avantages
  • L’implication des agents publics qui doivent aussi comprendre leur rôle et leurs responsabilités
  • La formation des cadres et agents publics
  • La communication et « l’évangélisation » des citoyens aux avantages qu’ils gagneront en utilisant les services
  • La  capacité des unités administratives à évoluer vers l’ouverture, le décloisonnement, le partage d’information et des connaissances
  • Des autoroutes numériques de la communication densifiés avec les réseaux haut débit fibres, des réseaux mobile 3/4G et bientôt 5G
  • Le temps nécessaire pour opérer une réforme aussi profonde
  • Et pour finir les moyens financiers

Quelques idées de projets pilotes

Ici je propose quelques idées de projets pilotes, la liste n’est pas exhaustive.

  • Un système/service de communication unifiée composé d’un système de messagerie électronique pour l’ensemble des agents et cadres des administrations publiques, ce qui accélérerait le traitement de certains processus et augmenterait la collaboration entre ceux-ci.   L’adresse Email serait au même titre que le numéro matricule de l’agent son identifiant.  Comme c’est  parfois le cas dans le secteur privé, la création de l’adresse Email précède le numéro matricule. Au système de messagerie, on pourrait rajouter un système de téléphonie IP ou de visioconférence, un annuaire électronique. Des formulaires électroniques de contact peuvent être mis à disposition des citoyens pour leurs démarches administratives
  • Un portail Internet E-GOV unique à partir duquel les citoyens ont accès à l’ensemble du catalogue des services disponibles. Après authentification, le citoyen aurait accès par exemple à sa situation fiscale, etc..
  • Un système d’informations foncières  qui va permettre de sécuriser les transactions foncières en mettant à la disposition les données du registre foncier. Un lien avec le système fiscal permettrait également à l’Etat d’augmenter et sécuriser ses recettes fiscales
  • Un portail pour la prise de rendez-vous pour l’établissement des passeports ou des cartes grises de véhicule
  • Et bien d’autres idées encore ….

 

Pour finir exemple du portail gouvernemental tanzanien :

Pour aller plus loin :

https://publicadministration.un.org/egovkb/en-us/Data/Compare-Countries

State of the Internet Q4 2015: focus sur l’Afrique

Après avoir vu mes oreilles sifflées à plusieurs reprises dans des réunions, ces dernières semaines à propos du développement d’Internet Afrique, je me suis retourné vers le dernier rapport de AKAMAI sur l’Etat d’INTERNET pour savoir ce qu’il en était.  Pour le dernier trimestre de 2015, AKAMAI a publié un rapport comme il le fait depuis 2008.

Pour Rappel, AKAMAI est le leader mondial dans les services de CDN avec une infrastructure de plus de 210 000 servers dans  120 pays  et un trafic de 30 Térabits/s. C’est 15 à 30% du trafic web mondial qui passe par ses infrastructures.

Au niveau Mondial

Quelques statistiques au niveau mondial  pour commencer :

Vitesse moyenne de connexion à INTERNET

Ramené au niveau mondial, la vitesse de connexion moyenne à Internet est de 5.6 Mbits/s, soit une augmentation de 23% par rapport à 2014. Nous avons  un Top 10 composé des pays suivants :

Pays Q4 2015 Q4 2014 → Q4 2015
1 South Korea 26.7 20%
2 Sweden 19.1 30%
3 Norway 18.8 65%
4 Japan 17.4 15%
5 Netherlands 17.0 20%
6 Hong Kong 16.8 -0.4%
7 Latvia 16.7 28%
8 Switzerland 16.7 15%
9 Finland 16.6 37%
10 Denmark 16.1 36%

 

Pour information, la Libye est le seul pays avec une vitesse de connexion moyenne inférieure à 1 Mbits/s. Bien évidement cela résulte de  la situation politique de ce pays.

Peaks des connexions en moyenne

Ramené au niveau mondial,  la moyenne des peaks de connexion est de 32.5 Mbits/s, soit une augmentation de 21% par rapport à Q4 2014.

Le Top 10 au niveau mondial est le suivant :

Pays Q4 2015 Q4 2014 → Q4 2015
1 Singapore 135.7 61%
2 Hong Kong 105.2 20%
3 South Korea 95.3 26%
4 Macao 83.1 60%
5 Japan 82.9 20%
6 Indonesia 79.8 495%
7 Mongolia 78.9 97%
8 Taiwan 78.8 23%
9 Qatar 77.8 24%
10 Romania 73.6 9.7%

 

Le rapport indique une augmentation remarquable de l’Indonésie avec 495% d’augmentation  et du Kenya avec 450% d’augmentation. Et bien évidement la Libye ferme ce classement mondial

Taux d’adoption du haut débit

Les vitesses de connexion moyenne supérieures à  4 Mbits/s ont augmenté de 17%. Cela correspond à 69% des connections mondiales.  Il s’agit de 97% des connexions en Corée du Sud, 96% au Pays-Bas, et 96% à Malte.

Quand on monte le seuil à 10 Mbits/s,  ça nous donne 32% du trafic mondial avec une augmentation de 34% par rapport à 2014. Le trio de tête est composé de la Corée du Sud 81% des connexions,  les Pays-Bas 64% et le Japon 63%

Pour un seuil de 15 Mbits/s, au niveau mondial, nous avons un trafic de 19% soit une augmentation de 54%  par rapport à 2014.  Le trio de tête est composé de la Corée du Sud 63% des connexions,  la Norvège 45% et la Suède 42%.

Pour un seuil de 25 Mbits/s, au niveau mondial nous avons un trafic de 7.1% soit une augmentation de 74%  par rapport à 2014.  Le trio de tête est composé de la Corée du Sud 37% des connexions, la Suède 23% et la Norvège 21%

L’adoption de l’IPv6

La Belgique est le pays avec le plus grand nombre de requêtes en IPv6 avec 37% de son trafic Internet. Suivent, la Suisse avec 21% de son trafic, la Grèce 20% de son trafic, le Portugal 20% et l’Allemagne 19%. Une adoption  très forte en Europe au vu de ce classement.

La connectivité mobile

Les sources de données proviennent des connections Internet de smartphones, tablettes ou ordinateurs portables à partir des fournisseurs des réseaux mobiles. Et aussi des tendances du trafic fournies par Ericsson

Par région, nous avons les vitesses de connexion moyennes par mobile suivantes :

  • Afrique : Kenya, 5.0 Mbps
  • Asie Pacifique : South Korea, 11.8 Mbps
  • Europe: United Kingdom, 26.8 Mbps
  • Amérique du Nord: Canada, 7.6 Mbps
  • Amérique du Sud: Paraguay, 5.7 Mbps

Le graphique ci-dessous présente l’évolution du trafic voix et Data compilé par Ericsson depuis 2010. Pas besoin de commenter pour constater que le trafic data a explosé et surclasse largement le trafic Voix

 

 

Qu’en est-il en Afrique ?

J’ai compilé dans le tableau ci-dessous pour une vingtaine de pays africains, la vitesse moyenne de connexion, le Peak moyen, les pourcentages haut débit 4 Mbits, 10 Mbits, et 15 Mbits et pour finir le nombre d’adresses IP enregistrés sur le réseau de AKAMAI

 

Country average connection speed.kbps Average-peak-connection-speed.kbps 4-mbps-Percentage 10-mbps-Percentage 15-mbps-

Percentage

IPAddresses
Afrique du Sud 4077 21472 27.18 3.75 1.9 5023048
Algérie 2062 19499 2.03 0.05 0.02 1950317
Angola 2113 21519 10.01 0.49 0.12 217153
Cameroun 1701 14490 7.12 1.08 0.5 33457
Congo Brazzaville 2040 11659 5.15 0.02 0.01 31724
Côte d’Ivoire 2135 10840 1.96 0.04 0.01 185407
Egypte 1699 15837 1.66 0.08 0.03 4338680
Ethiopie 2181 25961 9.9 0.53 0.16 5796
Gabon 1665 11149 3.05 0.17 0.06 26673
Ghana 1803 9015 2.69 0.17 0.05 359752
Guinée Equatoriale 1274 9341 4.21 0.37 0.11 1900
Kenya 5015 32163 60.92 3.77 0.84 2368112
Lybie 662 7823 0.98 0.26 0.09 119783
Maroc 3654 23208 23.72 0.51 0.1 1973202
Mauritanie 1211 10060 1.36 0.14 0.1 11298
Mozambique 2106 17871 9.43 1.23 0.56 51927
Namibie 2046 12890 6.73 0.61 0.12 218526
Nigeria 2693 22551 13.59 0.64 0.24 194759
Republique Démocratique Congo 1042 9753 4.48 0.51 0.07 4355
Senegal 1775 12983 1.95 0.09 0.05 95459
Soudan 1197 8022 0.14 0 0 798135
Sud Soudan 2031 18265 8.15 2.19 0.7 1141
Tanzanie 2232 11149 3.37 0.17 0.04 456455
Tchad 1162 6225 7.28 0.09 0 1099
Tunisie 3116 31028 10.63 0.4 0.16 2116158
Zimbabwe 4032 25023 39.39 5.12 1.29 35339

 

Je dois avouer que le Kenya m’impressionne, c’est surement l’un des pays africains dans lequel le développement numérique est le plus en marche.

Le graphique ci-dessous compare la progression du Kenya avec d’autres pays africains. C’est l’exemple à suivre. Je vais dans les prochaines semaines essayer de comprendre les recettes   appliquées au Kenya

averga connection comppared

La connectivité mobile

Pour la connectivité mobile, quelques chiffres dans le tableau ci-dessous

Pays Moyenne vitesse connectivité Moyenne des Peaks % connectivité  > 4 Mbits/s
Angola 2.9 58.6 7.3%
Egypt 3.8 22.7 32%
Kenya 5.0 31.5 60%
Morocco 3.1 24.6 15%
Namibia 2.2 20.8 4.9%
South Africa 3.9 30.2 33%
Tunisia 3.3 34.5 16%

 

Sources :

https://www.stateoftheinternet.com

https://www.akamai.com/us/en/our-thinking/state-of-the-internet-report/

YAOUNDE, UNE SMART CITY EN 2030

smartcity

L’Iot

L’Internet des objets, l’IoT (Internet of Things), n’est plus le futur, c’est déjà le présent. Tout autour de nous de nombreuses applications voient le jour. Les champs d’application sont très vastes pour les passionnés d’innovation, il y a de la matière pour explorer de nombreuses idées.   L’IoT est considéré comme la troisième évolution de l’Internet et est baptisée Web 3.0iot

Ces quelques exemples font déjà parties de notre quotidien :

  • La voiture connectée
  • Les maisons connectées avec chauffage, volets, éclairage, et appareils électroménagers (four, réfrigérateur, ..) connectés et gérés à distance
  • Les applications dans la santé avec des senseurs qui transmettent au médecin en temps réel  les données biométriques des patients (fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, taux de sucre, tension, etc..).
  • Les usines connectées, des exploitations agricoles connectés, des exploitation minières ou pétrolières connectées
  • Dans les milieux urbains, les transports publics connectés, les réseaux de distribution d’eau, d’électricité de gaz connectés.

Selon une source de la Banque Mondiale, il est annoncé pour 2030 à l’échelle mondiale, plus de 2,5 billions (01 billion= 1000 milliards) d’objet connectables, 500 milliards d’objets connectés, 6,1 milliard d’utilisateurs de smartphone, 26 objets connectés en moyenne par humain.

Il faut bien relever ici que la finalité ici n’est pas de connecté tous les objets possibles, mais l’exploitation et l’analyse des données qui seront recueillies par millions de petabytes. C’est elles qui ont de la valeur, c’est l’ère du BIG DATA.

C’est dans cette tendance, que j’ai fait un rêve, celui de voir la ville qui m’a vu naître, Yaoundé   se transformer en une Smart City à l’horizon 2030.

Une Smart City

Une Smart City est une ville où les services traditionnels sont rendus plus efficaces avec l’utilisation des technologies numériques et de télécommunications, pour le bénéfice de ses habitants et des entreprises.

Le concept de ville intelligente va au-delà de l’utilisation des technologies numériques et de télécommunications, elle préconise également une meilleure utilisation des ressources environnementales et moins d’émissions de gaz à effet de serres. Cela signifie :

  • Des réseaux de transports urbains plus intelligents
  • L’amélioration de l’approvisionnement en eau
  • L’amélioration de la collecte et du recyclage des ordures ménagères
  • Des moyens plus efficaces pour l’éclairage et le chauffage les bâtiments
  • Une administration de la ville plus interactive et réactive
  • Des espaces publics plus sûrs

A quoi ressemblerait ma Smart City de Yaoundé, je vous la décris dans les lignes qui suivent :

 Wifi pour tous et Anywhere

Free-Wifi

Pour commencer, on aurait un réseau Wifi public ouvert à tous dans les parcs, les centres commerciaux, les centres sportifs, les bibliothèques, les établissements universitaires, secondaires, les écoles primaires et maternelles

Le GPS

Un développement des applications mobiles exploitant le GPS et la cartographie de Yaoundé qui permettra d’identifier les points d’intérêts de la ville : les hôpitaux, les monuments, les centres commerciaux, les restaurants, les hôpitaux, les banques, les garages, …hqdefault

Les parcours recommandés pour les touristes visitant la ville avec la description des monuments.

 La Sécurité

L’éclairage public de la ville contrôlée et piloté depuis le centre de contrôle de la l’Hôtel de villesurveillance-cameras

Les caméras de sécurité toutes connectés et transmettant en temps réels les images au centre de contrôle qui lui aussi connecté à la Police, permet à celle-ci de pouvoir intervenir rapidement en cas d‘infraction

Le transport

Un contrôle et un suivi du trafic des différents points centraux de la ville à partir de Centre de Contrôle de la Ville.

L’application trafic de Yaoundé disponible sur les smartphones mis à jour en temps réel et permettant aux usagers de planifier leur parcours ou de mettre à jour leur parcours

Les feux des principales intersections de la ville contrôlés et ajuster depuis le centre de contrôle de la Ville, et permettant suivant le niveau de trafic d’ajuster la durée du feu rouge dans un sens ou un autre, où en soirée de faire passer les feux à l’orange.

La gestion des interventions des urgences médicales en couplant la gestion des feux de circulation avec les ambulances

03 lignes de métros, A, B, C qui limiterait la circulation de voitures :metro-montreal-nouveau-design-rames

  • La ligne A, qui partirait de Mendong jusqu’à Soa, en passant par Biyem-Assi, Ngoa-Ekelle, la Poste Centrale, Elig Essono et Ngousso
  • La ligne B qui irait de Nkolbissong jusqu’à Mimboman, en passant par Oyomabang, la Cité Verte, la Briqueterie, La poste Centrale, Essos
  • La ligne C qui irait d’Odza jusqu’à Olembe, en passant par Ekounou, Kondengui, la Poste Centrale, Nlonkak, Etoudi

Pourquoi pas rajouter plusieurs lignes de téléphériques qui semblent être le moyen de transport urbain du futur telepherique-urbain-coblence-allemagne

 

L’Environnement

Les réseaux de distribution d’eau, d’électricité connectés et surveillé en permanence permettant de surveillé la qualité de l’eau, la qualité des réseaux.  Les usagers disposants d’une application sur leur smartphone, informés des travaux à venir dans leur quartier ou leur rue

Des stations météos également connectés permettant de proposer de prévisions météos

Les bennes à ordure de la capitale connectée envoyant aux services de la Ville les notifications sur leur niveau de remplissage. Ce qui favorisait une gestion plus efficiente des tournées de ramassage.

Et pourquoi pas les bacs à poubelles personnels des usagers connectés qui enverraient des notifications pour demander le passage pour le ramassage

Un centre de contrôle urbain

Le centre de contrôle de la ville vers qui seraient redirigés toutes les notifications, toutes les images des caméras de surveillance,  et qui serait également connecté avec les services de Police , les Urgences pourrait ressembler à l’image ci-dessous

Fichier_000

 

Pour finir

Ce rêve pourrait également s’appliquer à Douala, Garoua, Bafoussam, Buéa, Bamenda, Libreville, Dakar, Abidjan, Kinshasa, Malabo, Bamako, N’Djamena, Cotonou , …

« Laisse tes rêves changer ta réalité. Ne laisse pas ta réalité changer tes rêves »

Source :

https://ec.europa.eu/digital-agenda/en/smart-cities

http://www.cisco.com/c/en/us/solutions/internet-of-things/resources/case-studies.html

http://thenextweb.com/la/2011/07/13/how-data-is-making-rio-de-janeiro-a-smarter-city/#gref

 

Le SMS va-t-il mourir ?

Après la mort de son inventeur le 26 Juin dernier, le SMS est-il en train de suivre le même chemin ?
Matti Makkonen était surnommé « le père du SMS », il est décédé à l’âge de 63 ans. Cet ingénieur finlandais qui a travaillé pour Nokia Networks, Tele Finland, et a été le CEO de Finnet n’a gagné aucun centime pour cette invention, car il n’avait pas déposé de brevet. Et d’ailleurs lui-même était gêné d’être considéré comme l’inventeur du SMS, il considérait cela comme une œuvre collective. Pour la petite histoire, l’idée du SMS lui est venue autour d’une pizza, en 1984, lors d’une conférence sur les télécoms à Copenhague.
Il avait ensuite fallu des années pour que le premier SMS soit envoyé, le 3 décembre 1992, par un ingénieur anglais, Neil Papworth, au directeur de Vodafone Richard Jarvis. Le contenu du premier SMS était: «Joyeux Noël»

Depuis quelques années, le baromètre que constituent le nombre de SMS envoyés pour les vœux dans la nuit du 31 Décembre au 1er Janvier, indique une très forte réduction de celui-ci et ce sur tous les continents et par contre une explosion des vœux échangés à travers les applications mobile de messagerie instantanée.
Les applications de messagerie instantanée ont envahi nos téléphones, nous en avons parfois plusieurs que nous utilisons alternativement. Laquelle de ces applications allons-vous utiliser lors du prochain réveillon de la Saint Sylvestre ?
Il faut savoir aussi que certaines sont plus ou moins utilisées en fonction des pays, c’est ce que montre une récente étude de eMarketer, spécialiste des études de marché dans le monde du digital. Cette étude montre que suivant les pays, il existe des préférences par rapport aux applications de messagerie instantanée.

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Et Ailleurs :
En Inde, l’application la plus utilisée est l’application Nimbuzz qui a la particularité de pouvoir communiquer avec d’autres applications de messagerie à l’exception de WhatsApp et Viber
En Corée du Sud, c’est l’application KakaoTalk qui est la plus populaire et est installé sur plus de 93% des smartphones
En Afrique du Sud, c’est WhatsApp qui est l’application la plus utilisée
• Dans les autres pays africains, je dirai que la plus utilisée est sans doute parmi les apps suivantes : WhastApp, Viber, Facebook Messenger.

Quel est votre avis ? Merci pour votre retour

Nous constatons donc que ces applications sont régionalisées, ce qui m’amène à poser la question suivante : verra-t-on le développement par une start-up africaine d’une application de messagerie instantanée qui rivaliserait avec les meilleurs et qui intégrerait nos particularités, comme les Indiens, les Sud-coréens ou les japonais l’ont fait ? Pour info, il y a déjà eu l’expérience sud-africaine avec MXit développé par MXit Lifestyle qui a été arrêté définitivement le 23 Octobre 2015, à cause de la chute de son nombre d’utilisateurs, dû sans doute au fait que celui-ci n’a pas évolué et est resté basique.

Pour revenir la question initiale concernant la mort annoncée du SMS, il me parait fort plausible que celui-ci a encore quelques années devant lui. Son usage va certes diminuer, il demeure encore l’unique solution multiplateforme, accessible depuis tous les terminaux disposant une carte SIM, selon qu’on soit en 2, 3 ou 4G. Il est simple d’utilisation et ne nécessite aucune application additionnelle à installer. Ce qui ne laisse  plus beaucoup de temps aux opérateurs qui ont leur stratégie basée sur les revenus liés aux SMS, de revoir celle-ci.

Quant à moi pour les vœux de cette fin d’année, je serai joignable, soit par WhatsApp, soit par Viber, soit par Facebook Messenger

Pour vous aider à choisir votre application, j’ai mis dans al suite quelques liens de comparaison de celles-ci.

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2016


 

http://blog.nielsen.com/nielsenwire/consumer/android-leads-u-s-in-smartphone-market-share-and-data-usage
http://articles.fr.softonic.com/2013-11-28-comparatif-messageries-instantanees-smartphones

Smartphone Apps Usage Behaviour 2015: Messaging Apps Drive The Engagement [REPORT]


Quelques Stats en cette fin d’année 2015 sur le poste de travail

Bonjour,

En cette veille de Noël, je partage avec vous quelques statistiques concernant, les OS des postes de travail et les moteurs de recherche utilisés.  Ce sont des stats fournis par la société Net Applications qui est basée à Irvine en Californie.

Desktop Operating System Market Share – January, 2015 to November, 2015

 desktop OS market share

Operating System Total Market Share
Windows 91.04%
Mac 7.39%
Linux 1.57%

 

Les OS Windows continuent à dominer le segment OS poste de travail. Si nous regardons dans le détail au niveau Windows ça donne les chiffres ci-dessous, où malgré la sortie Windows 10, Windows 7 demeure l’OS le pus utilisé. On constate même que Windows XP fait encore de la résistance.

Dans le détail ça donne les chiffres ci-dessous :

desktop OS market share detail jan-nov

Operating System Total Market Share
Windows 7 57.66%
Windows XP 14.37%
Windows 8.1 11.40%
Mac OS X 10.10 4.04%
Windows 8 3.14%
Windows 10 2.43%
Windows Vista 1.91%
Linux 1.57%
Mac OS X 10.9 1.41%
Mac OS X 10.6 0.54%
Mac OS X 10.7 0.43%
Mac OS X 10.8 0.42%
Mac OS X 10.11 0.41%
Mac OS X 10.5 0.10%
Windows NT 0.09%
Mac OS X 10.4 0.03%
Windows 2000 0.02%
Win64 0.01%
Mac OS X (no version reported) 0.01%
Windows 98 0.00%
Windows 3.1 0.00%

 


 

Pour ce qui concerne le marché de la mobilité qui regroupe les tablettes et les smartphones, nous avons la répartition ci-dessous avec une majorité nette pour des systèmes Android

Mobile/Tablet Operating System Market Share – January, 2015 to November, 2015

mobiletablet shares

Operating System Total Market Share
Android 51.25%
iOS 40.13%
Java ME 2.65%
Windows Phone 2.53%
Symbian 2.25%
BlackBerry 1.07%
Kindle 0.05%
Samsung 0.04%
Bada 0.02%
LG 0.01%
Windows Mobile 0.01%

 

On voit bien que BlackBerry est en train de disparaitre du marché. L’année 2016, verra-t-elle l’explosion de Windows 10,  rendez-vous en fin d’année prochaine .


 

Autres chiffres qui peuvent aussi intéresser c’est celui des moteurs de recherche utilisés que se soit sur Desktop ou à partir des mobiles dominé par Google

Desktop Search Engine Market Share – January, 2015 to November, 2015

 

deskto search

Search Engine Total Market Share
Google – Global 66.44%
Baidu 12.53%
Bing 9.82%
Yahoo – Global 8.84%
AOL – Global 0.70%
Ask – Global 0.22%
Lycos – Global 0.01%
Excite – Global 0.00%

 

Mobile/Tablet Search Engine Market Share – January, 2015 to November, 2015

 mobilesearch

Search Engine Total Market Share
Google – Global 92.34%
Yahoo – Global 5.14%
Bing 1.84%
Baidu 0.34%
Ask – Global 0.07%
AOL – Global 0.02%

 

Source : https://netmarketshare.com

TOP SMARTHPHONE APPS OF 2015 + 2014 & 2013 IN US

Nous sommes en fin Décembre c’est l’heure des bilans. Je suis tombé sur cette étude du cabinet américain NIELSEN qui est spécialisé dans l’étude des consommateurs dans plus de 100 pays à travers le monde dans le but de donner une vision des tendances d’achat et du comportement des consommateurs.

Pour arriver à ces mesures Nielsen a installé une application sur les smartphones de près de 9 000 panélistes américains avec la permission de ceux-ci. Le classement est obtenu à partir des moyennes obtenues de Janvier à Octobre.

Des mesures identiques sur le marché européen ou africain donneraient un classement sans doute semblable.

Le premier rapport de ce type a été produit en 2012 avec un classement distinct par OS, à savoir un classement pour les iOS et un classement pour les Android. Depuis 2013 nous avons un rapport unifié et c’est le réseau social Facebook qui truste la première place depuis lors.

Ci-dessous les différents classements 2015, 2014 et 2013

TOP SMARTHPHONE APPS OF 2015

 

RANK APP AVG UNIQUE USERS YOY % CHANGE
1 Facebook 126 702 000 8
2 Youtube 97 627 000 5
3 Facebook Messenger 96 444 000 31
4 Google Search 95 041 000 3
5 Google Play 89 708 000 7
6 Google Maps 87 782 000 8
7 Gmail 75 105 000 4
8 Instagram 55 413 000 23
9 Apple Music 54 550 000 26
10 Apps (Apple) 46 406 000 16

 

TOP SMARTHPHONE APPS OF 2014

 

RANK APP AVG UNIQUE USERS YOY % CHANGE
1 Facebook 118 023 000 15
2 Google Search 90 745 000 14
3 YouTube 88 342 000 26
4 Google Play 84 968 000 11
5 Google Maps 79 034 000 26
6 Gmail 72 405 000 8
7 Facebook Messenger 53 713 000 242
8 Google+ 48 385 000 78
9 Instagram 43 944 000 34
10 Music (iTunes Radio/iCloud) 42 546 000 69

 

TOP SMARTHPHONE APPS OF 2013

 

RANK APP AVG UNIQUE USERS YOY % CHANGE
1 Facebook 103 420 000 27
2 Google Search 75 984 000 37
3 Google Play 73 667 000 28
4 YouTube 71 962 000 27
5 Google Maps 68 580 000 14
6 Gmail 64 408 000 29
7 Instagram 31 992 000 66
8 Maps(Apple) 31 891 000 64
9 Stocks 30 781 000 32
10 Twitter 30 760 000 36%

 

Source : http://www.nielsen.com/us/en/insights/news/2015/tops-of-2015-digital.html

12 Méthodes de management hors normes applicable à toute entreprise: Le modèle Google

Je viens de lire avec un très grand intérêt ce livre écrit par Bernard Girard qui est consultant en management, chroniqueur radio, conférencier, auteur de plusieurs livres sur le management.

Google n’est certainement pas un modèle pour toutes entreprises, mais il ne faut pas hésiter à s’en inspirer, de l’explorer plus que de le copier. Ces 12 méthodes que je vais lister ne conviennent pas à tous, mais on peut les adapter à son environnement, on peut s’en expirer et voir même les améliorer.

  1. Ne sélectionner que les meilleurs

Google investit énormément dans le recrutement, contrairement à pas mal d’entreprise où le département des ressources humaines est souvent le parent pauvre, ici on a une machine impressionnante dont le but est de recruter les meilleurs (des titulaires de PHD, des ingénieurs sorties de meilleures universités pour la plupart).

Ce proverbe de Ram Shriram est à retenir : « Recrutez des cadors et ils recruteront d’autres cadors. Si vous recrutez des gens moins bons, ils recruteront des médiocres ou des mauvais »

  1. La règle des 20%

Dans le but d’acclimater le type de motivation venu du monde Open Source à celui de l’entreprise, et de conserver ces esprits brillants, Google a introduit une organisation du travail qui est la suivante :

  • 80% du temps de travail consacré à la mission qui leur a été confiée et pour laquelle ils sont payés
  • 20% dédié à des recherches personnelles

C’est l’une des pièces maitresses de cette machine à innover qu’est Google, car elle est la première bénéficiaire des innovations développées pendant le temps dédié aux recherches personnelles.

Il faut souligner ce système de « peer review », qui permet à un employé qui a développé une idée de la proposer à ses collègues. Si ceux la trouve pertinente alors cela aboutit à un projet financé par Google. Ce qui incite l’employé à donner la priorité à des idées qui peuvent intéresser Google et à travailler sérieusement ; il y va de sa réputation

  1. Privilégier la motivation intrinsèque

Comme évoqué avant Google utilise les « peer review », il s’agit pour une équipe qui a developpé un projet de le présenter pour validation à des collègues d’autres départements, là où dans d’autres entreprise cette tâche est dévolue à la hiérarchie.

Ici nous avons la mise en place d’une hiérarchie parallèle, basée sur la performance technique et la réputation.

Eric Schmidt l’ancien PDG de Google de 2001 à 2011 souligne qu’il faut trouver les moyens d’offrir des promotions à des ingénieurs sans pour autant en faire des managers, car la plupart ferait de mauvais dirigeants

  1. Comme un couteau Suisse

L’innovation est l’affaire de tous chez Google, chacun des collaborateurs peut avoir une idée originale qui mérite d’être approfondie. Ca été le cas pour Google News, inventé par Krishna Bharat, un ingénieur d’origine indienne.

Google va chercher les idées là où elles se trouvent, chez ses ingénieurs comme nous l’avons vu, dans les universités, chez ses utilisateurs, dans le monde de l’Open Source.

Chacun des outils ou applications développés par Google est autonome, il ne se substitue pas à l’existant, il l’enrichit et le complète. Cette approche réduit la complexité et limite le coût de maintenance des logiciels

  1. Multiplier les métriques pour mesurer l’activité

Les dirigeants de Google ont mis leur puissance de calcul au service de leur gestion quotidienne, en exploitant les multitudes de données recueillis à travers l’activité des utilisateurs.

De nombreux indicateurs sont mis en place et permis de suivre au quotidien l’évolution de l’entreprise

  1. De petites équipes

Google privilégie l’agilité, la réactivité, légèreté des équipes, et est très économe en manager.

Le modèle d’organisation de Google est basé sur de petites équipes à qui on confie des projets à objectif limité et à échéance proche, rarement plus de six semaines.

Les petites équipes aident à aller plus vite, à aller à l’essentiel, à partager ce que l’on fait, à réduire les coûts de contrôle.

Google a choisi des équipes de trois à six personne.

Le patron d’Amazon a coutume de dire que toute équipe qu’on ne peut pas nourrir avec deux pizzas est trop importante

  1. Une coordination par la technologie

Tous les outils collaboratifs développés par Google sont mis en œuvre en interne pour échanger rapidement des idées, des projets, des informations. De nombreux blogs animés par des employés qui partagent des idées, des informations, des liens vers des projets

  1. Donner en toute circonstance la priorité aux utilisateurs

La philosophie de Google tient en dix points dont la première est : « occupez-vous des utilisateurs et tout le reste suivra. » Google a une stratégie axée sur les utilisateurs et néglige l’analyse de la concurrence dans sa réflexion stratégique

  1. Automatiser les relations commerciales

L’essentiel du chiffre d’affaire de Google se fait de manière automatique sans intervention d’un commercial. Cette solution permet de réduire considérablement les coûts de transaction et permet d’atteindre des clients que personne ne serait allé voir, parce que trop petit

  1. Exploiter la bienveillance des communautés

Gravitent autour de Google un ensemble de communautés d’utilisateurs qui traitent régulièrement de Google, de ses activité, de ses nouveautés, ..

Ces communautés jouent un rôle déterminant dans le succès rapide de Google. Là où des entreprises font appel à des études de marché, Google peut se contenter d’écouter des bruissements des idées, des mots qui s’échangent au sein de ces communautés.

  1. Distribuer largement les données sur les comportements des utilisateurs

Partager et décentraliser les données numériques pour alimenter les échanges entre ingénieurs et favoriser une culture d’entreprise fondée sur la rigueur

  1. Offrir à la clientèle des prix justes basés sur un système d’enchères permanentes

Des enchères permanentes construisent des prix toujours conformes au jeu de l’offre et de la demande. Ce qui rend inutile les études sur les tarifs et évitent les protestations des clients

 

Pour aller plus loin :

Le modèle Google, 12 méthodes de management hors normes applicables à toute entreprise

Auteur(s) : Bernard Girard, Editeur(s) : M21 éditions, Nombre de pages : 216 pages

Date de parution : 01/03/2008 (2e édition), EAN13 : 9782916260112

African Undersea Cables

740px-Cable_map18.svg

Dear All,

Submarine Cables carry more than 80% of all overseas voice, fax and Internet communications. About 99% of all transoceanic Internet data is sent via undersea cables. They offer better efficiency, reliability and security than satellites. They are one the key factor for the development of the INTERNET. Although the cables are currently expanding in Africa, but there are  lot of work to do.

In this post I will share with you an overview of the current African Undersea Cables done  by  Steve Song on his blog. He was updated in August 2015. Please follow the link below  :

African Undersee cables

In the worldwide level you have the map of provided by TeleGeography that is a telecommunications market research and consulting firm. They conduct in-depth research, compile large data sets, and present this information clearly in online reports and databases that is available on this link

TeleGeography website

The map of the cables is available on

Submarine cable map

Have a good read

Sources

http://submarine-cable-map-2015.telegeography.com/

African Undersea Cables

http://mentalfloss.com/article/60150/10-facts-about-internets-undersea-cables

https://itunews.itu.int/En/511-Africa%C2%92s-new-submarine-cables.note.aspx

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