LES CLES DU DECOLLAGE NUMERIQUE DU KENYA : PARTIE III

Les projets structurants mis en œuvre

Nous allons maintenant évoquer certains des projets structurants qui ont une importance non négligeable dans le développement numérique du Kenya.

Le Backbone national NOFBI

C’est une initiative conjointe du Gouvernement Kenyan, et du secteur privé notamment Telkom Kenya et Soulco dans le but de connecter l’ensemble des régions du Kenya et de fournir du haut débit à ces populations. Ce projet a également pour but de faciliter l’implémentation des services e-gouv tel que la santé, les services financiers, les services éducatifs/universitaires.

Les réseaux fibre optique ont été mis en place par Sagem, Huawei, et ZTE. Ils relient l’ensemble des 47 comtés du Kenya.

Tous les chefs-lieux de comtés sont connectés et également tous les bâtiments gouvernementaux

Il est géré par un opérateur privé Telekom avec qui le gouvernement a signé un agrément d’une durée limitée et renouvelable

Le projet a été mis en œuvre en deux étapes, une première phase achevée en 2009 avec près de 4300 kms de fibre optique installée

Une deuxième phase en cours sensée s’achever en 2016 va porter l’ensemble à plus de 6000 Km et apporter de la redondance au réseau existant.

Ce projet est piloté par l’ICT Autority pour le compte du gouvernent Kenyan (Ministère de l’ICT)


Kenya Open Data Initiative (KODI)

C’est un projet qui a été mis en place dans le cadre de l’e-gouv. Le Kenya Open Data Initiative (KODI)  est une base de données ouverte (https://www.opendata.go.ke) à tous et accessible sur Internet qui permet, qu’on soit chercheurs, décideurs, entrepreneurs ou grand public, d’avoir accès à des données statistiques sur les indicateurs de développement, des statistiques démographiques, le suivi du budget gouvernemental avec les dépenses du gouvernement, etc. Il a aussi un objectif de transparence des pouvoirs publics vis-à-vis de leur citoyen.

Un point d’échange INTERNET

Fondé à l’initiative de TESPOK, dès l’année 2000 et en abréviation KIXP, il a été mis en place avec l’aide de CISCO et de l’UNESCO.

Entre son achèvement en Novembre 2000 et le début de son fonctionnement effectif en Février 2002, il y a eu une bataille juridique entre TESPOK et l’opérateur historique Telkom Kenya, qui de peur de voir ses revenus chuter en raison de son monopole octroyer pour les communications internationales a demandé la fermeture de l’IXP.

Les Opérateurs ont répondu qu’ils ne contrevenaient en rien au monopole et l’exclusivité des communications internationales et que leur but était uniquement le trafic local et que le trafic international restait toujours du domaine exclusif de l’opérateur historique.

Après des pressions du public, des tractations, KIXP a été finalement autorisé à opérer sous la forme d’une licence octroyée par l’autorité de régulation. Des statistiques ont prouvé que près de 30% du trafic qui transitait à l’international en fait n’était que du trafic local.

KIXP c’est aujourd’hui 30 membres, 1 Gbit/s de trafic à des périodes de pic

Les membres sont des fournisseurs d’accès à Internat, des services gouvernementaux et éducatifs, des opérateurs de téléphonie.

La cotisation mensuelle des membres est de l’ordre de 300 USD. Ce qui permet de couvrir les frais de fonctionnement à savoir électricité, location, assurance.

KIXP est établi dans des locaux loués par l’association, c’est le choix décidé par l’association sur un endroit neutre et sécurisé.

KIXP héberge également certains services partagés comme des instances des serveurs de nom racine (f.root-servers.net) et (j.root-servers.net), et les serveurs DNS de la zone*.ke, un serveur de temps.

Le portail e-Gouv

Lancé en Août 2014, 1.7 millions de Kenyans se sont déjà enregistrés et le portail a déjà collecté 42 millions d’euros de recette.

Il existe un SSO pour la connexion : un compte unique pour se connecter à l’ensemble des services. On peut payer ses services par carte bancaire ou Mobile money

De nombreux services sont disponibles pour les particuliers :

  • Permis de conduire
  • Les cartes grises des véhicules
  • Servi de Visa en ligne pour ceux qui veulent visiter le Kenya
  • Les passeports
  • Titres fonciers
  • L’état civil : naissance, mariage, décès

Pour les entreprises des services en ligne G2B (Government to Business) qui leur permet de s’enregistrer auprès des différentes administrations et d’effectuer les procédures relatives.

La cité numérique/technologique de KONZA

Le gouvernement Kenyan a lancé en 2008 la création de la cite numérique de Konza qui a pour vocation à devenir la “Silicon Savannah”. Cette cité est sensée être le reflet en 2030 de l’aboutissement du projet Kenya Vision 2030.

Cette smart city va créer au moins 200 000 emplois directs et contribuer à terme à 10% du PIB du Kenya. Il est construit dans le cadre d’un partenariat Public/Privé pour un budget de plus de 5 milliards d’euros.

Les infrastructures de transport, l’éclairage public, les ambulances, la signalisation, l’électricité, l’eau, les espaces verts, les déchets, les services publics, la participation des citoyens seront gérés au travers des technologies numériques.

Le KENYA c’est aussi quelques faiblesses et quelques menaces

La proximité du Kenya avec des pays en état de guerre civile comme la Somalie, le Sud-Soudan constitue une source de déstabilisation pour le Kenya. Celui-ci a en plus déjà fait l’expérience de plusieurs attaques terroristes sur son territoire.

Cette menace terroriste est persistante, surtout dans la région frontalière avec la Somalie. Ce qui peut réfréner l’ardeur de certains investisseurs.

Malgré les efforts de mise en place de la transparence, le développement de l’e-gouvernance, il demeure encore quelques résidus de corruption dans le pays.

Actuellement, à peine plus d’un tiers des 45 millions de Kényans ont l’électricité. Et les coupures de courant sont fréquentes sur tout le réseau, y compris dans la capitale Nairobi.

Pour produire son électricité le Kenya a misé sur la géothermie qui lui fournit plus de 50% de son énergie. L’offre n’étant pas encore suffisante, le coût de l’électricité demeure élevée. Le Kenya exploite à peine 5 à 7% de son potentiel géothermique.

Ce coût élevé de l’électricité peut être un frein pour l’émergence de nouvelles entreprises Hi-Tech

Les PC demeurent chers, malgré les efforts du gouvernement pour faciliter les acquisitions de PC. On peut tous s’accorder que pour certaines transactions numériques, il vaut mieux parfois l’écran et le clavier d’un PC ou d’un Laptop que de celui d’un mobile.

Certes il existe un énorme engouement des jeunes Kenyans à embrasser les métiers de l’ICT, par contre il y a un manque criard d’enseignants et d’experts pouvant leur transmettre les compétences nécessaires.

En Conclusion :

Nous pouvons relever en guise de conclusion de ce post que les principaux leviers de ce boom sont :

  • Une bonne compréhension des pouvoirs publics du potentiel des technologies numériques dans la création des richesses du pays et une réelle volonté politique d’en faire un élément essentiel de la politique de développement
  • Un partenariat Public et Privé qui marche très bien, les pouvoirs Publics définissant la stratégie de la nation et laissant les initiatives privées s’épanouir et voir même finançant ces entités privées.
  • Une autorité de régulation, dont l’organe dirigeant a un mandat de 3 ans et qui assure la saine concurrence et défend les intérêts des consommateurs
  • Une entité centralisée et compétente qui est chargée de mettre en œuvre la politique numérique du gouvernement : l’Autorité gouvernementale des technologies de l’information et de la communication : ICTA
  • Une association des Fournisseurs de service des Télécommunication TESPOK (Technology Service Providers of Kenya), très active, capable de faire du lobbying et defendant les intérêts de ceux-ci.
  • Les Kenyans eux-mêmes à travers les nombreuses startups qu’ils créent et qui répondent aux besoins locaux.
  • Le monde universitaire qui met sur le marché de l’emploi chaque année 9 600 professionnels de l’ICT et secteurs relatifs
  • Les infrastructures avec le backbone national NOFBI, le Datacenter gouvernemental, etc..

Retour Partie I

Retour Partie II


 

Source :

LES CLES DU DECOLLAGE NUMERIQUE DU KENYA : PARTIE I

Le Kenya est considéré aujourd’hui comme l’une des vitrines de l’innovation sur le continent africain.

Ce pays truste les meilleurs classements africains sur l’attractivité par rapport aux investissements. Il a connu une croissance de 5.6% en 2015 avec 841600 créations d’emploi. L’objectif pour 2016 est la création de 1 million d’emplois.

Le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication est un acteur essentiel de ce boom économique. Il est considéré comme stratégique par le gouvernement Kenyan.

Ces startups innovantes attirent chaque année des millions de dollars d’investisseurs privés, publics, kenyans et étrangers.

La fiscalité, les douanes, « le politique », les infrastructures, la formation, tout est mis en œuvre pour en faire le Hub africain en matière de nouvelles technologies du numériques. Un exemple que nous pouvons citer, dans le but d’encourager l’assemblage en local des équipements électroniques, les composants nécessaires à ces assemblages sont exemptés de droits de douane.

Quels sont les différents leviers qui sont utilisés ? Quelles sont les clés de ce décollage ? Qu’est-ce qui peut être transposés dans les autres pays africains ? Pour répondre à ces questions, j’ai divisé ce post en trois parties :

La cartographie numérique du Kenya

L’Autorité des Communications du Kenya produit chaque trimestre des statistiques. Nous avons pu tirer quelques indicateurs dans le dernier bulletin produit pour le compte du dernier trimestre de l’année budgétaire 2015/2016, c’est-à-dire Avril 2016 à Juin 2016.

Dans le Secteur du Mobile

Le marché mobile est partagé par 5 opérateurs :

  • Safaricom Limited : 65.2%
  • Airtel Networks Limited : 16.56%
  • Finserve Africa (Equitel) : 5.06%
  • Telkom Kenya(Orange), l’opérateur historique : 13.16%
  • Sema Mobile : 0% (275 souscription pre-paid)

Il a été enregistré 40 millions d’abonnements mobiles pour une population de 43 millions (sources Kenya National Bureau of Statistics : Facts and figures 2015). C’est également un réseau mobile bien étendu sur le territoire avec 90% de taux de pénétration.

11 milliards de SMS ont été échangés durant ce trimestre

Pour ce qui est des revenus, on enregistre 2 milliards d’euros de revenus pour les 5 opérateurs en 2015 pour 500 millions d’euros d’investissement de ces opérateurs en 2015

6 178 personnes sont employées directement par ces 5 opérateurs

Le Mobile Money

Durant ce 4ème trimestre, je ne rêve pas, près de 8 milliards d’euros de transactions Mobile money (transfert entre particuliers plus achats de services et biens).

En effet, le Kenya est le leader mondial du payement mobile. Tout a commencé en 2007 avec M-Pesa qui permet à plus de 70% de la population adulte du pays de payer, régler les factures ou une addition et tout simplement envoyer et recevoir de l’argent. Il a été lancé par Safaricom une filiale du groupe Vodafone. Le service M-Pesa est désormais présent dans plusieurs pays du monde dont l’Inde, l’Afrique du Sud, le Mozambique, et plus récemment la Roumanie qui est un point d’entrée sur le marché européen.

Téléphonie fixe

Nous avons 80 746 lignes téléphoniques fixes

Internet

Nous avons près de 37 millions d’utilisateurs Internet, soit 85% de taux de pénétration d’Internet. Nous avons la répartition suivante :

  • 26.8 millions d’abonnements Internet
  • 26.7 millions d’abonnement Mobile Data/Internet
  • 280 abonnements satellites
  • 3061 abonnements DSL Internet
  • 27 571 abonnements fibre optique

Ces chiffres nous indiquent que plus de 99% d’utilisateurs Internet sont des utilisateurs Mobiles.

Le haut débit

Je vous remets le tableau que j’avais fait dans mon post précèdent sur l’Etat des lieux d’Internet Q2 2016 sur la connectivité, sur la base du rapport produit par AKAMAI

Country Average connection speed.kbps Average-peak-connection-speed.kbps 4-mbps-Percentage 10-mbps-Percentage 15-mbps-Percentage 25-mbps-Percentage Number IPAddresses (IPv4) % Number IP/Population
Kenya

7 689

26 363

64%

21.6%

11.1%

3.6%

1 692 804

3,68%

La connexion à plusieurs fibres optiques sous-marine

Plusieurs câbles sous-marins ont un point de connexion à Mombassa. Nous avons :

  • Africa-1
  • Liquid Sea
  • Djibouti Africa Regional Express (DARE)
  • Eastern Africa Submarine System (EASSy)
  • The East African Marine System (TEAMS)
  • SEACOM/Tata TGN-Eurasia
  • Lower Indian Ocean Network 2 (LION2)

Pour plus de détails, je vous invite à suivre le lien : http://www.submarinecablemap.com/#/country/kenya

La gestion des noms de domaine KE

Nous avons 59 000 domaines enregistrés en .KE en Juillet 2016, avec une moyenne de 2 300 nouveaux noms de domaines enregistrés chaque mois.

Fruit d’une coopération entre le public et le privé, KENIC est l’entité qui gère les noms de domaine en KE. C’est une organisation à but non lucratif sous le patronage de l’autorité de régulation des communications Kenyan.

Le domaine .KE dispose de plusieurs sous-domaines :

  • .co.ke – for Companies
  • .or.ke – for Not-for-Profit-Making Organisations or NGO’s
  • .ne.ke – for Network Devices
  • .go.ke – for Government Entities(Requires Supporting Documents)
  • .ac.ke – for Institutions of Higher Educations.( Requires Supporting Documents)
  • .sc.ke – for Lower and Middle Institutes of Learning. (Requires Supporting Documents)
  • .me.ke – for Personal names
  • .mobi.ke – for Mobile content
  • .info.ke – for Information

L’enregistrement des noms de domaines se fait au travers de 45 entités privées (des registrars) dûment mandatées

A lire dans la suite :

Partie II : La politique Gouvernementale en matière de ICT et les acteurs de la mise en œuvre de cette politique

 

Partie III : Les projets structurants mis en œuvre, les faiblesses et menaces et enfin la conclusion


Source :

Le SMS va-t-il mourir ?

Après la mort de son inventeur le 26 Juin dernier, le SMS est-il en train de suivre le même chemin ?
Matti Makkonen était surnommé « le père du SMS », il est décédé à l’âge de 63 ans. Cet ingénieur finlandais qui a travaillé pour Nokia Networks, Tele Finland, et a été le CEO de Finnet n’a gagné aucun centime pour cette invention, car il n’avait pas déposé de brevet. Et d’ailleurs lui-même était gêné d’être considéré comme l’inventeur du SMS, il considérait cela comme une œuvre collective. Pour la petite histoire, l’idée du SMS lui est venue autour d’une pizza, en 1984, lors d’une conférence sur les télécoms à Copenhague.
Il avait ensuite fallu des années pour que le premier SMS soit envoyé, le 3 décembre 1992, par un ingénieur anglais, Neil Papworth, au directeur de Vodafone Richard Jarvis. Le contenu du premier SMS était: «Joyeux Noël»

Depuis quelques années, le baromètre que constituent le nombre de SMS envoyés pour les vœux dans la nuit du 31 Décembre au 1er Janvier, indique une très forte réduction de celui-ci et ce sur tous les continents et par contre une explosion des vœux échangés à travers les applications mobile de messagerie instantanée.
Les applications de messagerie instantanée ont envahi nos téléphones, nous en avons parfois plusieurs que nous utilisons alternativement. Laquelle de ces applications allons-vous utiliser lors du prochain réveillon de la Saint Sylvestre ?
Il faut savoir aussi que certaines sont plus ou moins utilisées en fonction des pays, c’est ce que montre une récente étude de eMarketer, spécialiste des études de marché dans le monde du digital. Cette étude montre que suivant les pays, il existe des préférences par rapport aux applications de messagerie instantanée.

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Et Ailleurs :
En Inde, l’application la plus utilisée est l’application Nimbuzz qui a la particularité de pouvoir communiquer avec d’autres applications de messagerie à l’exception de WhatsApp et Viber
En Corée du Sud, c’est l’application KakaoTalk qui est la plus populaire et est installé sur plus de 93% des smartphones
En Afrique du Sud, c’est WhatsApp qui est l’application la plus utilisée
• Dans les autres pays africains, je dirai que la plus utilisée est sans doute parmi les apps suivantes : WhastApp, Viber, Facebook Messenger.

Quel est votre avis ? Merci pour votre retour

Nous constatons donc que ces applications sont régionalisées, ce qui m’amène à poser la question suivante : verra-t-on le développement par une start-up africaine d’une application de messagerie instantanée qui rivaliserait avec les meilleurs et qui intégrerait nos particularités, comme les Indiens, les Sud-coréens ou les japonais l’ont fait ? Pour info, il y a déjà eu l’expérience sud-africaine avec MXit développé par MXit Lifestyle qui a été arrêté définitivement le 23 Octobre 2015, à cause de la chute de son nombre d’utilisateurs, dû sans doute au fait que celui-ci n’a pas évolué et est resté basique.

Pour revenir la question initiale concernant la mort annoncée du SMS, il me parait fort plausible que celui-ci a encore quelques années devant lui. Son usage va certes diminuer, il demeure encore l’unique solution multiplateforme, accessible depuis tous les terminaux disposant une carte SIM, selon qu’on soit en 2, 3 ou 4G. Il est simple d’utilisation et ne nécessite aucune application additionnelle à installer. Ce qui ne laisse  plus beaucoup de temps aux opérateurs qui ont leur stratégie basée sur les revenus liés aux SMS, de revoir celle-ci.

Quant à moi pour les vœux de cette fin d’année, je serai joignable, soit par WhatsApp, soit par Viber, soit par Facebook Messenger

Pour vous aider à choisir votre application, j’ai mis dans al suite quelques liens de comparaison de celles-ci.

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2016


 

http://blog.nielsen.com/nielsenwire/consumer/android-leads-u-s-in-smartphone-market-share-and-data-usage
http://articles.fr.softonic.com/2013-11-28-comparatif-messageries-instantanees-smartphones

Smartphone Apps Usage Behaviour 2015: Messaging Apps Drive The Engagement [REPORT]


Quelques Stats en cette fin d’année 2015 sur le poste de travail

Bonjour,

En cette veille de Noël, je partage avec vous quelques statistiques concernant, les OS des postes de travail et les moteurs de recherche utilisés.  Ce sont des stats fournis par la société Net Applications qui est basée à Irvine en Californie.

Desktop Operating System Market Share – January, 2015 to November, 2015

 desktop OS market share

Operating System Total Market Share
Windows 91.04%
Mac 7.39%
Linux 1.57%

 

Les OS Windows continuent à dominer le segment OS poste de travail. Si nous regardons dans le détail au niveau Windows ça donne les chiffres ci-dessous, où malgré la sortie Windows 10, Windows 7 demeure l’OS le pus utilisé. On constate même que Windows XP fait encore de la résistance.

Dans le détail ça donne les chiffres ci-dessous :

desktop OS market share detail jan-nov

Operating System Total Market Share
Windows 7 57.66%
Windows XP 14.37%
Windows 8.1 11.40%
Mac OS X 10.10 4.04%
Windows 8 3.14%
Windows 10 2.43%
Windows Vista 1.91%
Linux 1.57%
Mac OS X 10.9 1.41%
Mac OS X 10.6 0.54%
Mac OS X 10.7 0.43%
Mac OS X 10.8 0.42%
Mac OS X 10.11 0.41%
Mac OS X 10.5 0.10%
Windows NT 0.09%
Mac OS X 10.4 0.03%
Windows 2000 0.02%
Win64 0.01%
Mac OS X (no version reported) 0.01%
Windows 98 0.00%
Windows 3.1 0.00%

 


 

Pour ce qui concerne le marché de la mobilité qui regroupe les tablettes et les smartphones, nous avons la répartition ci-dessous avec une majorité nette pour des systèmes Android

Mobile/Tablet Operating System Market Share – January, 2015 to November, 2015

mobiletablet shares

Operating System Total Market Share
Android 51.25%
iOS 40.13%
Java ME 2.65%
Windows Phone 2.53%
Symbian 2.25%
BlackBerry 1.07%
Kindle 0.05%
Samsung 0.04%
Bada 0.02%
LG 0.01%
Windows Mobile 0.01%

 

On voit bien que BlackBerry est en train de disparaitre du marché. L’année 2016, verra-t-elle l’explosion de Windows 10,  rendez-vous en fin d’année prochaine .


 

Autres chiffres qui peuvent aussi intéresser c’est celui des moteurs de recherche utilisés que se soit sur Desktop ou à partir des mobiles dominé par Google

Desktop Search Engine Market Share – January, 2015 to November, 2015

 

deskto search

Search Engine Total Market Share
Google – Global 66.44%
Baidu 12.53%
Bing 9.82%
Yahoo – Global 8.84%
AOL – Global 0.70%
Ask – Global 0.22%
Lycos – Global 0.01%
Excite – Global 0.00%

 

Mobile/Tablet Search Engine Market Share – January, 2015 to November, 2015

 mobilesearch

Search Engine Total Market Share
Google – Global 92.34%
Yahoo – Global 5.14%
Bing 1.84%
Baidu 0.34%
Ask – Global 0.07%
AOL – Global 0.02%

 

Source : https://netmarketshare.com

TOP SMARTHPHONE APPS OF 2015 + 2014 & 2013 IN US

Nous sommes en fin Décembre c’est l’heure des bilans. Je suis tombé sur cette étude du cabinet américain NIELSEN qui est spécialisé dans l’étude des consommateurs dans plus de 100 pays à travers le monde dans le but de donner une vision des tendances d’achat et du comportement des consommateurs.

Pour arriver à ces mesures Nielsen a installé une application sur les smartphones de près de 9 000 panélistes américains avec la permission de ceux-ci. Le classement est obtenu à partir des moyennes obtenues de Janvier à Octobre.

Des mesures identiques sur le marché européen ou africain donneraient un classement sans doute semblable.

Le premier rapport de ce type a été produit en 2012 avec un classement distinct par OS, à savoir un classement pour les iOS et un classement pour les Android. Depuis 2013 nous avons un rapport unifié et c’est le réseau social Facebook qui truste la première place depuis lors.

Ci-dessous les différents classements 2015, 2014 et 2013

TOP SMARTHPHONE APPS OF 2015

 

RANK APP AVG UNIQUE USERS YOY % CHANGE
1 Facebook 126 702 000 8
2 Youtube 97 627 000 5
3 Facebook Messenger 96 444 000 31
4 Google Search 95 041 000 3
5 Google Play 89 708 000 7
6 Google Maps 87 782 000 8
7 Gmail 75 105 000 4
8 Instagram 55 413 000 23
9 Apple Music 54 550 000 26
10 Apps (Apple) 46 406 000 16

 

TOP SMARTHPHONE APPS OF 2014

 

RANK APP AVG UNIQUE USERS YOY % CHANGE
1 Facebook 118 023 000 15
2 Google Search 90 745 000 14
3 YouTube 88 342 000 26
4 Google Play 84 968 000 11
5 Google Maps 79 034 000 26
6 Gmail 72 405 000 8
7 Facebook Messenger 53 713 000 242
8 Google+ 48 385 000 78
9 Instagram 43 944 000 34
10 Music (iTunes Radio/iCloud) 42 546 000 69

 

TOP SMARTHPHONE APPS OF 2013

 

RANK APP AVG UNIQUE USERS YOY % CHANGE
1 Facebook 103 420 000 27
2 Google Search 75 984 000 37
3 Google Play 73 667 000 28
4 YouTube 71 962 000 27
5 Google Maps 68 580 000 14
6 Gmail 64 408 000 29
7 Instagram 31 992 000 66
8 Maps(Apple) 31 891 000 64
9 Stocks 30 781 000 32
10 Twitter 30 760 000 36%

 

Source : http://www.nielsen.com/us/en/insights/news/2015/tops-of-2015-digital.html

12 Méthodes de management hors normes applicable à toute entreprise: Le modèle Google

Je viens de lire avec un très grand intérêt ce livre écrit par Bernard Girard qui est consultant en management, chroniqueur radio, conférencier, auteur de plusieurs livres sur le management.

Google n’est certainement pas un modèle pour toutes entreprises, mais il ne faut pas hésiter à s’en inspirer, de l’explorer plus que de le copier. Ces 12 méthodes que je vais lister ne conviennent pas à tous, mais on peut les adapter à son environnement, on peut s’en expirer et voir même les améliorer.

  1. Ne sélectionner que les meilleurs

Google investit énormément dans le recrutement, contrairement à pas mal d’entreprise où le département des ressources humaines est souvent le parent pauvre, ici on a une machine impressionnante dont le but est de recruter les meilleurs (des titulaires de PHD, des ingénieurs sorties de meilleures universités pour la plupart).

Ce proverbe de Ram Shriram est à retenir : « Recrutez des cadors et ils recruteront d’autres cadors. Si vous recrutez des gens moins bons, ils recruteront des médiocres ou des mauvais »

  1. La règle des 20%

Dans le but d’acclimater le type de motivation venu du monde Open Source à celui de l’entreprise, et de conserver ces esprits brillants, Google a introduit une organisation du travail qui est la suivante :

  • 80% du temps de travail consacré à la mission qui leur a été confiée et pour laquelle ils sont payés
  • 20% dédié à des recherches personnelles

C’est l’une des pièces maitresses de cette machine à innover qu’est Google, car elle est la première bénéficiaire des innovations développées pendant le temps dédié aux recherches personnelles.

Il faut souligner ce système de « peer review », qui permet à un employé qui a développé une idée de la proposer à ses collègues. Si ceux la trouve pertinente alors cela aboutit à un projet financé par Google. Ce qui incite l’employé à donner la priorité à des idées qui peuvent intéresser Google et à travailler sérieusement ; il y va de sa réputation

  1. Privilégier la motivation intrinsèque

Comme évoqué avant Google utilise les « peer review », il s’agit pour une équipe qui a developpé un projet de le présenter pour validation à des collègues d’autres départements, là où dans d’autres entreprise cette tâche est dévolue à la hiérarchie.

Ici nous avons la mise en place d’une hiérarchie parallèle, basée sur la performance technique et la réputation.

Eric Schmidt l’ancien PDG de Google de 2001 à 2011 souligne qu’il faut trouver les moyens d’offrir des promotions à des ingénieurs sans pour autant en faire des managers, car la plupart ferait de mauvais dirigeants

  1. Comme un couteau Suisse

L’innovation est l’affaire de tous chez Google, chacun des collaborateurs peut avoir une idée originale qui mérite d’être approfondie. Ca été le cas pour Google News, inventé par Krishna Bharat, un ingénieur d’origine indienne.

Google va chercher les idées là où elles se trouvent, chez ses ingénieurs comme nous l’avons vu, dans les universités, chez ses utilisateurs, dans le monde de l’Open Source.

Chacun des outils ou applications développés par Google est autonome, il ne se substitue pas à l’existant, il l’enrichit et le complète. Cette approche réduit la complexité et limite le coût de maintenance des logiciels

  1. Multiplier les métriques pour mesurer l’activité

Les dirigeants de Google ont mis leur puissance de calcul au service de leur gestion quotidienne, en exploitant les multitudes de données recueillis à travers l’activité des utilisateurs.

De nombreux indicateurs sont mis en place et permis de suivre au quotidien l’évolution de l’entreprise

  1. De petites équipes

Google privilégie l’agilité, la réactivité, légèreté des équipes, et est très économe en manager.

Le modèle d’organisation de Google est basé sur de petites équipes à qui on confie des projets à objectif limité et à échéance proche, rarement plus de six semaines.

Les petites équipes aident à aller plus vite, à aller à l’essentiel, à partager ce que l’on fait, à réduire les coûts de contrôle.

Google a choisi des équipes de trois à six personne.

Le patron d’Amazon a coutume de dire que toute équipe qu’on ne peut pas nourrir avec deux pizzas est trop importante

  1. Une coordination par la technologie

Tous les outils collaboratifs développés par Google sont mis en œuvre en interne pour échanger rapidement des idées, des projets, des informations. De nombreux blogs animés par des employés qui partagent des idées, des informations, des liens vers des projets

  1. Donner en toute circonstance la priorité aux utilisateurs

La philosophie de Google tient en dix points dont la première est : « occupez-vous des utilisateurs et tout le reste suivra. » Google a une stratégie axée sur les utilisateurs et néglige l’analyse de la concurrence dans sa réflexion stratégique

  1. Automatiser les relations commerciales

L’essentiel du chiffre d’affaire de Google se fait de manière automatique sans intervention d’un commercial. Cette solution permet de réduire considérablement les coûts de transaction et permet d’atteindre des clients que personne ne serait allé voir, parce que trop petit

  1. Exploiter la bienveillance des communautés

Gravitent autour de Google un ensemble de communautés d’utilisateurs qui traitent régulièrement de Google, de ses activité, de ses nouveautés, ..

Ces communautés jouent un rôle déterminant dans le succès rapide de Google. Là où des entreprises font appel à des études de marché, Google peut se contenter d’écouter des bruissements des idées, des mots qui s’échangent au sein de ces communautés.

  1. Distribuer largement les données sur les comportements des utilisateurs

Partager et décentraliser les données numériques pour alimenter les échanges entre ingénieurs et favoriser une culture d’entreprise fondée sur la rigueur

  1. Offrir à la clientèle des prix justes basés sur un système d’enchères permanentes

Des enchères permanentes construisent des prix toujours conformes au jeu de l’offre et de la demande. Ce qui rend inutile les études sur les tarifs et évitent les protestations des clients

 

Pour aller plus loin :

Le modèle Google, 12 méthodes de management hors normes applicables à toute entreprise

Auteur(s) : Bernard Girard, Editeur(s) : M21 éditions, Nombre de pages : 216 pages

Date de parution : 01/03/2008 (2e édition), EAN13 : 9782916260112

African Undersea Cables

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Dear All,

Submarine Cables carry more than 80% of all overseas voice, fax and Internet communications. About 99% of all transoceanic Internet data is sent via undersea cables. They offer better efficiency, reliability and security than satellites. They are one the key factor for the development of the INTERNET. Although the cables are currently expanding in Africa, but there are  lot of work to do.

In this post I will share with you an overview of the current African Undersea Cables done  by  Steve Song on his blog. He was updated in August 2015. Please follow the link below  :

African Undersee cables

In the worldwide level you have the map of provided by TeleGeography that is a telecommunications market research and consulting firm. They conduct in-depth research, compile large data sets, and present this information clearly in online reports and databases that is available on this link

TeleGeography website

The map of the cables is available on

Submarine cable map

Have a good read

Sources

http://submarine-cable-map-2015.telegeography.com/

African Undersea Cables

http://mentalfloss.com/article/60150/10-facts-about-internets-undersea-cables

https://itunews.itu.int/En/511-Africa%C2%92s-new-submarine-cables.note.aspx

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